How dare you?
Au début était le soleil, puis vint la terre il y a quelques 5 milliard d’années. Celle-ci évolua avec une complexité croissante. La vie apparu et l’hommo-sapien-sapien aussi. Toute cette évolution ne fut possible que grâce à l’énergie solaire. La terre reçoit une quantité phénoménale d’énergie, environ 12000 fois se que nous consommons. Cette énergie a construit la vie avec tous ses cycles vitaux, tels que le cycle de l’eau, du C2 et bien d’autres. Elle a également engendré les stocks fossiles tels que le pétrole, phosphates, etc …
Or l’homo-anthropocène a réussi à dilapider plus 50 % des ressources fossiles sur une période d’un peu plus d’un demis siècle alors qu’il à fallu à la terre des dizaines de millions d’années pour les constituer. Soit, grosso-modo, un millionième du temps de constitution pour le réduire. Gabegie soutenue par les théories stupides des économistes qui se sont mis à nous faire féticher une croyance en une croissance perpétuelle (positive), nommée PIB, et ce dans un espace terre fini. Pire encore, ils nous ont fait croire que toute « production » est une richesse (ex : le gaz sarin, le glyphosate, …) mais de plus qu’une production nécessite deux facteurs : le capital financier et le travail. Autrement dit une théorie extraterrestre juste bonne à satisfaire l’appétence au profit des soit-disant propriétaires du capital financier, de l’argent quoi. Mais, la réalité physique est tout autre. Il y bien capital et travail, mais le capital c’est la terre et ses ressources. Et celles-ci peuvent être classées en trois catégories : les fossiles les cycliques et l’atmosphère. La première est à usage unique la seconde peu être considérée comme perpétuelle. On les dit souvent solaires car ces cycles sont animés par l’énergie solaire. Cette énergie étant gigantesque et devant perdurer encore 5 milliards d’années, soit pour nous l’éternité, peut être considérée comme sans limites sauf a vouloir consommer plus de 12000 fois notre consommation mondiale. Mais là, on délire !
Elle est le siège de plusieurs cycles. Dans le diagramme de l’évolution sur 12000 ans, on peut noter des hauts et des bas et une tendance à la hausse. Mais, l’exponentielle finale bas tous les recosrd en vitesse de croissance. Et le problème est là, dans cette accélération et dans le niveau très élevé par rapport aux anciennes pointes, sommets jamais atteints vers lesquels nous nous dirigeons.
L’équation de Kaya : CO2=CO2
Facile, mai on peut développer en multipliant et en divisant les deux côtés par le même chose. Ceci peut conduire au développement suivant :
Traduit en Français, nous avons maintenant écrit :
Emissions de GES =Contenu en GES de l’énergie ×Intensité énergétique de l’économie×Production par personne×Population
La relation de Kaya montre que pour réduire de 50 % les émissions de CO2 , il y plusieurs solutions.
•Réduire la population de 50 %
•Réduire le revenu par tête d’habitant de 50 %
•Réduire l’intensité énergétique de l’économie (comme définie actuellement) de 50 %
Passons le premier point, qui pourrait être au mieux qu’une conséquence d’échec, plutôt qu’un voie de solution.
La réduction du PIB est aujourd’hui est la chose la plus insoutenable dans les milieux dirigeants économique et donc dans les milieux politiques dirigeants.
La lutte contre le réchauffement climatique ne peut être envisagée que comme une combinaison de tous les facteurs : augmentation du nucléaire et du renouvelable, performance énergétique et surtout décroissance volontaire et farouche afin d’éviter un effondrement du facteur population. Car la décroissance CO2 viendra de gré ou de force.
Que signifie solidarité aujourd’hui si cela n’inclut pas les générations à venir ?
On qualifie notre époque d’anthropocène car l’humanité est maintenant en capacité de modifier profondément la terre qui nous supporte, de plus en plus mal faudrait-il dire !
Déjà, dès après les « trente glorieuse », l’entrée dans la vie active est devenue un enfer au sens ou pour être intégré il faut travailler ! Mais, du travail, il n’y en pas pour tout le monde.
Aujourd’hui pour ceux qui ont moins de 20 ans, nous leur préparons l’enfer véritable pour la seconde moitié du 21ème siècle qu’ils vivront. Sans parler des suivants pour qui ce devrait encore être pire.
Dans ce contexte, un mouvement qui se réclame de la solidarité ne peut faire autrement, au nom de la solidarité avec ces générations futures, que de proclamer l’urgence climatique.
Cela doit être fait à tous les niveaux et notamment dans toutes les instances politiques.
SolidaritéS-NE ne peut donc pas faire autrement que de prendre cette urgence à bras le corps pour définir sa stratégie communale.
Or cette urgence climatique implique la dé-carbonisation totale de nos énergies.
Dans l’état actuel des choses, il nous reste l’électricité hydraulique et nucléaire et autres renouvelables peu significatifs.
Peut on demander aux pouvoirs en place un tel virage ? La réponse est clairement NON.
L’état bourgeoise n’est pas amendable. Or la démocratie représentative qui, de fait, ne représente que la grande bourgeoisie, par le truchement de la presse, des lobbies, et le graissage des instances de pouvoir partout ou il faut, n’est donc rien d’autre que la façade honorable de ce pouvoir bourgeois. Bien des citoyens ont intégrés ce fait lorsqu’il vous disent : « de toute façon ils font comme ils veulent ». En conséquence, on a des taux de participation de 45 à 27 % selon les niveaux d’élection.
Les autorités politiques sont sous contrôle et au service des pouvoirs financiers pour leur réélection et orientés par les lobbies financés par les mêmes pouvoirs financiers.
Le tout concoure à un gel du système nécessaire aux tenants de la finance qui entendent ne rien partager de leur fortune et donc du pouvoir. Les dernières révisions de la loi sur l’énergie du canton de Neuchâtel le démontre à souhait. Tant leur subordination aux lobbies de l’automobile, voir des producteurs d’ électricité, est visible.
Or une commune, même si l’étendue de son pouvoir est limité, notamment nul sur le plan législatif, est néanmoins une bonne échelle pour tenter des expériences. Certaines communes allemandes on construit leur autonomie en électricité renouvelable, des villes ont mis en place des transports publics gratuits en ayant des moyens budgétaires bien inférieurs à celui d’une commune Suisse. La commune de Paris reste dans nos mémoires. Certes la guerre et la trahison des élites décuplent le courage, néanmoins, la preuve est là, ont peux se battre au niveau d’une commune.
Avec la fusion des 4 communes pour former le grand Neuchâtel, il est déjà question d’assemblées de quartier. Cette idée doit être exploitée le plus possible afin d’introduire du participalisme en donnant de réels pouvoirs à ces assemblées. Introduire des éléments de tirage au sort , de révocation, de mandat, d’audits, budget participatif, etc...
Élargir les commissions du conseil général à toute personne qui s’est inscrit sur une liste électorale à trois avantages, en premier cela augmente la participation de la population, cela décharge les conseillers généraux, cela permet d’intégrer des compétences non disponibles chez le 40 conseillers généraux même si certains d’entres eux considèrent qu’il s’agit là d’une ingérence du bas peuple, non élus, dans leurs prérogatives. Ces derniers sont typiquement de faux démocrates. Au passage, il faut,évidemment, exiger la transparence du travail des commissions. Le peuple est le souverain, pas ses mandataires. Que le journaliste s’empare d’une information aboutie ou non, et alors ! Cela n’implique qu’une chose : il faut éduquer à une lecture critique notamment de la presse. Qui est le propriétaire du titre que vous lisez, c est la question à se poser pour bien s’informer ? ...
Dans cette optique de transparence, celle des comptes est particulièrement critique. La comptabilité, d’un point de vue mathématique n’est qu’un jeu à somme nulle. N’as pas d’idéologie. C’est seulement une méthode qui permet de contrôler que l’on ne perd pas des billes en chemin. Inversement, toute grille de lecture recouvre une idéologie. MCH2 est imposé aux communes afin, est-il avoué, d’être plus comparable avec les entreprises. Ceci sous entend qu’une commune doit poursuivre les mêmes objectifs qu’une S.A. Dit comme cela, c’est choquant, mais c’est la réalité. La porte de sortie pour une commune est de s’organiser pour pourvoir poser d’autre grilles de lecture sur l’ensemble des comptes. Cela implique la publication du journal en ligne. Deux conséquences en découlent : la transparence des comptes et libre choix pour des groupes de lecteurs d’appliquer la grille de lecture de leur choix. En particulier de poser un regard en terme de service rendu à la population de la commune. Cela est aussi une bonne base pour créer des budgets participatifs.
Si le collectif se doit d’être totalement transparent, l’individu à droit a son intimité. Ceci à pour corollaire que pour toute relation informatique entre la commune et ses citoyens, il est indispensable que cela se passe à l’aide de logiciels libres, open-source, par exemple pour le guichet unique et le vote électronique. Rappelons au passage que cette obligation concerne toute la pile de l’Operating Système jusqu’à la couche applicative, voir même le hardware.
Dans un tel contexte on voudra lancer un programme de consultation par voie électronique. Ceci est un pas versr plus de participation. De même l’on tentera d’instaurer un RIC en toute matière au niveau communal. Voir pour se faire les réflexions les plus avancées sur ric-france.fr/ric. Ils y en d’autres à retrouver. Il faut creuser.
Dans tous les cas cela comprend de bon arrangements comprenant des outils informatiques sains, voir ci-dessus, les conférences citoyennes, des circuits d’information au moins honnête et la mise hors jeu des pouvoirs financiers de cet édifice. Rappelons à ce propos que dans le sillage de Monnaie Peine il y avait des potentialités dans ce domaine pour ceux qui ne l’aurait pas encore compris. Admettons que nous avons une courte avance dans ce type d’outil, ce n’est pas une raison pour dormir sur nos lauriers (sic), bien au contraire, il faut les employer pour aller plus loin. Que d’autre pays regardent sur nos acquis avec quelqu’envie est un bon argument supplémentaire pour faire évoluer nos institutions de type RIC pour conserver notre avance !
Dans la même ligne il faut rendre la ville la plus piétonne possible. De Prébarreau à l’église rouge, du pied de la colline au lac ! Rendre les transports publics gratuits dans cette zone.
La Décroissance n’est pas un retour en arrière de passéistes, c’est une obligation si l’on veut transmettre une terre vivable pour nos descendants y compris, déjà, nos propres enfants et petits enfants. Nous n’avons que trente ans pour prendre un virage à angle droit voir plus. Mais ce n’est pas vivre moins bien, c’est apprendre à vivre mieux, à vivre ensemble, à communiquer (pas au sens marketing. A prendre du temps pour admirer la vie. Nous avons été manipulés afin de nos faire confondre bien vivre et consommer plus. Le nécessaire et l’indispensable n’ont pas besoin de Black Farida, Marché de Noël, etc ...Voir les films de Coline Serreau : la Belle verte, Planète végane. Lutter contre l’endoctrinement publicitaire.
C’est aussi abandonner les projets des fanatiques du béton. Bien des voisins nous envie ces espaces des rives tels qu’ils sont, notamment les Biennois. Faire la chasse aux dépenses de luxe tous azimut. Arrêtons le scandale de la patinoire qui ouvre le 15 août par plus de 30° à l’ombre, fabrique et conserve un glace à -5°. Vous pouvez calculer l’énergie que cela représente. C’est monstrueux ! En plein décembre c’est de l’ordre de 100. Mwatts/h par moins, en Août on peut estimer à 4-5 fois plus soit 0.5 Gwatts/h pour ce mois.
Au niveau des routes, il faut limiter l’entretien top-niveau aux seules voies utiles aux transports publics. Le reste doit passer en seconde ou troisième catégorie, soit de mal entretenue à franchement oubliées.
Le sport santé oui, le sport spectacle non. Ce dernier est ruineux, énergivore à souhait, et ont déjà servi à ce que l’on sait depuis les jeux antiques jusqu’à 1939 ! Donc plus un denier public pour Xamax.
Arrêtons le massacre. Arrêtons le bétonnage. Certes la commune c’est déjà engagé à une certaine densification au dépend des villas uni-familiale, mais au-delà quel désastre au niveau de la surface occupée par habitant. En Suisse en se dirige vers les 50m2 par habitant (42-48). Certain cas extrême vont jusqu’à 200 m² pour une personne ! On délire. Cette pratique conduit évidemment à d’énorme gaspillage en chauffage mais aussi en construction, route, égout, etc ..
Il faut trouver des solutions pour que l’on réapprennent à vitre ensemble !
La bataille doit aussi s’emparer du champs culturel. Pour convaincre l’ensemble de la population il faut convaincre tout qui à été formaté à croire que la croissance du PIB est essentielle à notre bien -être et est indéfiniment soutenable dans un monde fini. Or notre monde est définitivement fini. Il peut-être notre paradis ou notre enfer. Là est le grand choix. Là est le choix urgent à faire ensemble à contre courant des grands médias, et des pouvoir en place. Si ne faisons pas ce choix, la nature le fera plus cruellement pour nous. Un effondrement de la population humaine, modélisé et vérifié pour ces 30 premières années, ce n’est pas un contrôle des naissances, c’est une réduction drastique de l’espérance de vie due à des conditions de vie insupportable.
Université populaire. Café philo sur le collapse. Apprendre à comprendre avant d’admettre quoi que ce soit..
- culture pour tous. Pas de subvention si prix public > 15 CHF
- des cantines scolaire très largement végétarienne. Nous, et nos enfant doivent apprendre à faire disparaître la viande de leur assiettes, sinon ce seront de nombreuses assiettes qui disparaîtront.
-L’éducation à la physique de la terre, ses cycles, ses limites dans une approche systémique qui fait très largement défaut dans nos formations. On en est encore au cartésianisme élémentaire sans comprendre que de la composition émerge des propriétés et une complexité imperceptible lors de la décomposition.
Si solidaritéS veut être solidaire avec les générations à venir, nos enfants et petits enfants, et pensent pouvoir agir dans le champs institutionnel de l’état bourgeois, alors le mouvement doit s’engager dans un programme inspiré de la présente réflexion.
iCOMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GIEC du 8 octobre 2018 ; https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/11/pr_181008_P48_spm_fr.pdf
iiQu’est-ce que l’équation de Kaya ? J.M. Jancovici ; https://jancovici.com/changement-climatique/economie/quest-ce-que-lequation-de-kaya/
iiiidem
ivFONDATION D'ENTREPRISE ALCEN POUR LA CONNAISSANCE DES ÉNERGIES ; Réserves d'uranium naturel dans le monde ; https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/reserves-d-uranium-naturel-dans-le-monde
vLimite de la Croissance, Mealdows et consort. Voir version française chez Fayar.
viEco-comparateur SBB-CFF : https://company.sbb.ch/fr/entreprise/responsabilites/politique-et-societe/mobilite-durable/mobilite-respectueuse-environnement/umweltbilanzierung.html
http://silberstein.no-ip.info/energie_canton-NE.html
viiMes références prix croissant elctricité silberstein.no-ip.info/XXX
viii : Pour une comparaison entre solaire thermique et photovoltaïque, incomplète car elle ne tient pas compte des énergies grises :[Energie] Comparaison de technologie: chaleur solaire et photovoltaïque. Rapport du Conseil fédéral donnant suite au postulat 11.3350, Theophil Pfister, du 13 avril 2011, et à la motion11.3417, GroupeBD, du 14 avril 2011 ; https://www.parlament.ch/centers/eparl/curia/2011/20113350/Bericht%20BR%20F.pdf. Ce rapport tient pour négligeable les énergie grise. Sachant qu’il quelque 15 ans pour amortir l’énergie grise de PV au silicium amorphe, bien plus pour les PV haut de gamme incluent de terres rare et 2 ou trois ans pour les PT !
Photovoltaïque VS Thermique : Vous a-t-on vraiment tout dit ? Par Raphaël Co-fondateur de Buildigo.ch ; https://www.buildigo.ch/blog/8/solar-panels