Critique du document :

 

ÉDUCATION NUMÉRIQUE

19.0..

Rapport du Conseil d'État au Grand Conseil

à l’appui

d'un projet de décret portant octroi de 20’845’000 francs

pour le programme Éducation numérique s’appliquant aux

écoles obligatoires et post-obligatoires

(Version du 8 mars 2019)

 

Vocabulaire

En tout premier lieu, il faudrait définir quelques termes du vocabulaire et leurs acceptations implicitement dans le présent document. Beaucoup de ces termes ont des sens très différents en fonction du contexte, mais aussi en fonction des personnes qui s’expriment et de leurs relations propre à la matière discutée. C’est un phénomène général à toute expression en langage humain mais spécialement marqué dans un domaine comme celui-ci, qui est encore très jeune et en expansion foudroyante de plus, pour lequel les concepts sont encore assez flous, voir faux, dans le grand public.

 

 

informatique.

 

Ethnologiquement le mot vient d’un auteur allemand sous la forme Informatik. Il devient en français sous la forme informatique qui est la contraction de traite de l’information automatique. Le terme recouvre de multiples aspects d’un même domaine.

Dans l’ordre d’abstraction :

l’informatique en tant que science.

Cela couvre la théorie de l’information (Shanon), de la calculabilité et de la décidabilité (Turing), de l’algorithmique (Knuth) et de la preuve (Hoarce), les langages et méthodes (Wirtz, Meyer), etc …

l’informatique comme science appliquée 

Cela couvre l’analyse, l’architecture, la programmation, la validation et la mise en œuvre. Et gestion des parcs de machines et de leurs réseaux, la gestion des topologies.

L’usage de l’informatique.

Cela couvre le maniement des équipements physiques (ordinateur, souris, câbles, etc), la navigation dans la toile (voir plus loin web …), l’interaction avec les sites qui en offrent la possibilité, la bureautique (traitement de texte, tableurs, présentation, etc), la gestion des logiciels (ajout, élimination, mise à jour, etc), l’installation et la remise en ordre d’un système d’exploitation), la gestion de sa sécurité.

 

Numérique

dictionnaire : adj inv  

1    relatif au nombre  

2    qui est évalué en nombre  

3      (informatique)   désigne la représentation d'informations ou de grandeurs physiques par des nombres  

 

wiki :

L’analyse numérique est une discipline à l'interface des mathématiques et de l'informatique. Elle s’intéresse tant aux fondements qu’à la mise en pratique des méthodes permettant de résoudre, par des calculs purement numériques, des problèmes d’analyse mathématique.

Plus formellement, l’analyse numérique est l’étude des algorithmes permettant de résoudre numériquement par discrétisation, les problèmes de mathématiques continues (distinguées des mathématiques discrètes). Cela signifie qu’elle s’occupe principalement de répondre de façon numérique à des questions à variable réelle ou complexe comme l’algèbre linéaire numérique sur les champs réels ou complexes, la recherche de solution numérique d’équations différentielles et d’autres problèmes liés survenant dans les sciences physiques et l’ingénierie. Branche des mathématiques appliquées, son développement est étroitement lié à celui des outils informatiques.

Le numérique évoque aussi le passage de l’analogique au digital (du continu au discret).

Bref, tout et n’importe quoi dans le langage courant. Il serait bon, pour être correct et précis d’en minimiser l’usage. Le plus possible, parlons d’informatique sous l’une de ces trois facettes : science, application, usage.

 

Media

Larousse :

Procédé permettant la distribution, la diffusion ou la communication d'œuvres, de documents, ou de messages sonores ou audiovisuels (presse, cinéma, affiche, radiodiffusion, télédiffusion, vidéographie, télédistribution, télématique, télécommunication). [On trouve aussi médium ou medium au singulier, et media, nom masculin invariable.]

On peut y ajouter la toile

Multimédia

En informatique s’applique à des applications supportant un mélange de format de données fonction de la nature de celle-ci : son, vidéo, texte.

Il y a donc une grande confusion entre différents « contenus », formes de « l’art » de communiquer, que sont le mode écrit, audio, audio et visuel, l’image, la peinture le dessin et des moyens techniques notamment ceux permettant de transmettre à distance que sont la radio, la télé, etc...

Il y a lieu de clairement distinguer ces deux choses tout au long du texte. Par des vocables tels que contenu médiatique et technique de diffusion.

Internet

Internet est le réseau informatique mondial accessible au public. C'est un réseau de réseaux, à commutation de paquets, sans centre névralgique. (extrait de wiki)

Toile

World Wide Web (WWW), littéralement la « toile (d’araignée) à l'échelle mondiale », communément appelé le Web, et parfois la Toile, est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet. Un hypertexte est un document ou un ensemble de documents contenant des unités d'information liées entre elles par des hyperliens (lien d’un document à un autre).

 

Les définitions de vocabulaire ci-dessous sont relatives à l’usage qu’il devrait en être fait de façon systématique dans la suite du texte. Ces définitions ne recouvrent, volontairement, pas la polysémie admise dans le langage courant. Et, c’est bien le but afin de lever bon nombre d’ambiguïtés inhérentes au langage usuel (Ici le français).

 

Le terme algorithme est dérivé du surnom latin du mathématicien perse Al-Khwarizmi (780-850).

Un algorithme est un processus (procédé) fini permettant d’obtenir un résultat.
Un algorithme consiste à écrire une suite d’instructions logiques qui doivent permettre d’obtenir le résultat d’un problème que l’on se pose.

Un algorithme est une méthode utilisée pour résoudre une classe de problèmes qui ne diffèrent que par la valeur des données introduites dans les différentes étapes.

Exemple : l’algorithme d’Euclide pour calculer le PGCD de deux nombres, depuis la classe de 3e rechercher quelques valeurs d’une fonction c’est faire de l’algorithmique
Un algorithme est, de nos jours, traduit en instructions comprises par une machine, ordinateur, calculatrice, pour effectuer les calculs nécessaires à l’obtention du résultat espéré.

Cette traduction est faite en utilisant un langage informatique (formel). Celui-ci étant reconnu par un programme informatique nommé compilateur.  

 

 

Langage formel

Un langage formel est, par définition, un langage ne possédant qu'une syntaxe et pas de sémantique. Un tel langage est très différent des langages naturels puisqu'il ne comporte qu'une grammaire et que le sens des mots n'intervient pas. C'est cependant en partant, non pas de la linguistique, mais de l'activité linguistique des individus, et en cherchant à résoudre un double problème, à savoir celui de l'individu parlant – capable, en apprenant un nombre fini de mots et de phrases, de former ensuite un nombre infini de phrases syntaxiquement correctes –, et celui de l'individu écoutant – capable de reconnaître la correction syntaxique d'une phrase qu'il n'a jamais entendue au préalable –, que Noam Chomsky aboutit à la théorie des grammaires génératives et des automates de reconnaissance.

Selon Chomsky, un langage formel L est formé par un quadruplet :

 

où {VT} est un ensemble d'éléments non définis (les mots) appelé vocabulaire terminal, {VN} un ensemble d'éléments non définis appelé vocabulaire non terminal et comportant un élément P dit axiome, C une opération interne sur VT et sur VN appelée concaténation (ou juxtaposition de deux éléments), qui est associative, et G une grammaire formée d'un certain nombre de règles dites règles de réécriture. Une phrase d'un langage formel sera une suite quelconque d'éléments de VT obtenue à partir de P en appliquant les règles de G.

Langage informatique

On appelle langage informatique un langage formel non nécessairement Turing-complet utilisé lors de la conception, la mise en œuvre, ou l'exploitation d'un système d'information. Le terme est toutefois utilisé dans certains contextes dans le sens plus restrictif de langage de programmation.

En informatique ou en logique, un système Turing-completnote 1 est un système formel ayant une puissance de calcul au moins équivalente à celle des machines de Turing. Grâce à la thèse de Church, cela signifie qu'un système Turing-complet a la puissance de n'importe quel autre système qui a la même puissance que les machines de Turing, à savoir les fonctions récursives, le lambda calcul, les machines à compteurs, etc. Dans un tel système, il est possible de programmer n'importe quelle machine de Turing, mais également tout ce que l'on peut programmer dans une machine de Turing. Si de plus ce système peut être codé par des machines de Turing, on dit qu'il est équivalent aux machines de Turing. La complétude au sens de Turing est intimement liée à la thèse de Church qu'elle justifie en y ajoutant de plus en plus de systèmes équivalents en puissance de calcul.

 

Langages Turing-complets

De même qu'un modèle de calcul, un langage informatique est dit Turing-complet s'il permet de représenter toutes les fonctions calculables au sens de Turing et Church (nonobstant la finitude de la mémoire des ordinateurs). Certains auteurs prennent cette propriété pour définition d’un langage de programmation1,2.

Les langages de programmation usuels (C, Java, Eiffel…) sont Turing-complets car ils possèdent tous les ingrédients nécessaires à la simulation d'une machine de Turing universelle (compter, comparer, lire, écrire, etc.). Le langage C++, est évidemment Turing-complet, mais le sous ensemble permettant la programmation générique (templates), l'est aussi[réf. nécessaire].

Le langage SQL à l'origine non complet au sens de Turing, l'est devenu avec la norme SQL:1999 en permettant d'écrire des requêtes récursives[Quoi ?][réf. nécessaire].

Le langage TeX, destiné à la composition de documents, est également Turing-complet5.

Un langage Turing-complet hérite des caractéristiques d'une machine de Turing. Par exemple, le problème de l'arrêt est indécidable, donc il est impossible d'écrire un programme qui dit si un programme arbitraire qu'on lui fournit se termine ou non.

Généricité

En programmation, la généricité (ou programmation générique), consiste à définir des algorithmes identiques opérant sur des données de types différents. On définit de cette façon des procédures ou des types entiers génériques. On pourrait ainsi programmer une pile, ou une procédure qui prend l'élément supérieur de la pile, indépendamment du type de données contenues.

Le langages  Eiffel est la référence en matière en matière de programmation Orienté Objet. Il inclut entre autre la généricité, l’héritage multiple et la programmation par contrat. Celle-ci étant un pratique systématique d’usage d’assertions (cf Hoarce) pour définir la validité (correction) d’une classe.

 

Objectifs

 

L’informatique est de nos jours omniprésente, évidemment dans les ordinateurs mais aussi dans nos téléphones, tablettes, carte bancaire. Mais aussi dans les système d’injection des automobiles, partout dans les avions. Cette omniprésence oblige donc l’enseignement public à intégrer cette transition culturelle. Cependant, il y a la manière. Face à une profusion, une overdose d’information, plus que jamais, l’esprit critique est indispensable. Pour Einstein, « l’unique but de l’éducation est de viser à parfaire l’esprit critique et l’intelligence du jeune homme. Elle doit lui donner les clefs pour faire ses propres choix en pleine conscience et connaissance des choses. » Vous évoquer cette idée du développement de l’esprit critique mais cependant dans une approche restrictive dont il y aurait lieu de se défaire. En particulier, en ces temps ou l’on constate que la pensée dominante ne peut pas se départir de ces dogmes économiques qui nous conduisent tout droit dans le mur. C’est un point que même les lycéens vous le disent en clair : vous [les gens au pouvoir ] vous moquez de nous qui venons après vous.

L’esprit critique ne peut avoir de limite dans son champs d’application. Tout média, privé ou public toute communication quelle que soit son origine et quelque soit son support technique, doit faire l’objet d’une analyse critique. Pour mémoire, faut-il rappeler l’exemple de la guerre d’Iraq qui à fait l’objet d’autant, voir davantage, de communications mensongères des autorités publiques que de la presse et des radios renommées. L’exercice de l’esprit critique tout azimut doit conduire chacun à la lucidité (Jean Bricmont).

Or dans votre approche, il paraît que le risque proviennent plus de la toile que des institutions classiques de communication. Pour rappel, « Mein Kamf » à été publié en librairie ! Certes la toile permet la diffusion de tout et n’importe quoi vu qu’un site sur la toile est infiniment moins chère que la publication d’un journal papier. Raison pour laquelle, la toile est nettement plus représentative de la diversité de pensée que les supports traditionnels que sont la presse papier, la radio FM et la télévision (dont les fréquences sont limités en accès).

 

 

La question des boites noires versus l’open-source est aussi une question majeure notamment dans les questions de sécurité. Dans ce domaine, la confédération commence à préconiser l’open-source notamment pour tout le logiciel pouvant impacter la démocratie (voir votation, guichet unique, etc). Or cette question semble vous échapper. Alors même que ce rapport promeut l’apprentissage des langages et techniques algorithmiques, ce qui accroît les avantages de l’open-source, vous semblez négliger totalement cette question qui est pourtant tout autant sécuritaire, que philosophique et participaliste. Pour ceux qui n’en sont pas conscient, l’open-source est plus sûr par le simple fait qu’il est successible d’être lu par d’autre personnes que les auteurs et que, par conséquent, l’insertion de codes malveillants sera inexplicablement repéré. En outre, d’expérience, la correction des erreurs est bien plus rapide qu’en mode fermé.

 

La question des monopoles, tel que Facebook, Google bref les GAFA fait aussi partie des grandes questions de sécurité et liberté. Or, il existe des palliatifs. Parmi eux la promotion de protocole public et de base de données collectives distribuées. Ces éléments peuvent être promus puis imposés de telle sorte à permettre de briser les monopoles et les trafics liés au big-data.

 

Le big-data, partie cachée des grands systèmes d’apparence gratuite, fait partie de marchandisation de tous les individus à leurs insu. Particulièrement insidieux, car annoncé au profit de l’utilisateur final il peut être le vecteur d’idéologie favorable aux annonceurs (transparents) et aussi directement dans des opérations politiques.

 

La formation mathématique, dont l’algorithmique fait partie, est elle aussi essentielle, non seulement pour sont usage direct mais aussi comme outil de raisonnement pour une approche critique, lucide et, finalement, philosophique. Donc, oui à une approche limitée dans la complexité, mais résolument rigoureuse du calcul algorithmique et non au bidouillage programmatique pour répondre aux besoins à court termes de l’industrie et du marketing.

Après ces constats bien négatifs, l’on pourrait ajouter que l’informatique, bien contrôlée, pourrait jouer un grand rôle dans une démocratie plus participative, voir directe. En effet les barrières traditionnelles que sont les distances, le grand nombre et les temps de mise en œuvre ne sont plus des obstacles par la voie de l’informatique. Or, le vote de toute la population, contrairement au votes de représentant de fait professionnel et corruptible par le fait de leur nombre restreint et du manque de contrôle post-électoral,  lui n’est pas corruptible car hors de prix.

“Il ne suffit pas d’apprendre à l’homme une spécialité. Car il devient ainsi une machine utilisable mais non une personnalité. Il importe qu’il acquiert un sentiment de ce qui vaut la peine d’être entrepris, de ce qui est beau, moralement droit” Albert Einstein

limites

Dans ce document, le constat est fait d’un manque certain d’information sur le niveau de compétence des enseignants relativement à ce domaine spécifique. Il semble en aller de même au sujet des contenus et en relation au cycle (1,2,3) de formation.  Ce constat rend incompréhensible la grille d’affectation d’horaire en fonction de l’année et du cycle.  La question de l’évaluation des connaissances, obligatoires ou non, s’adresse-t-elle aux enseignés ou aux enseignants !

Nous pensons, définitivement, que l’auto-évaluation est de loin supérieure si l’on considère que l’enseignement et l’éducation ont pour objectif de développer la personne, de lui permettre de se surpasser. Or qui mieux que la personne elle-même peut décrire les obstacles sur lesquels elle bute. La traditionnelle raison d’une évaluation numérique, ou pseudo numérique tel que : insuffisant, suffisant, bon …, est de comparer les individus dans leur compétition pour obtenir un résultat normé et dont la finalité est l’exploitabilité dans la société actuelles, mais elle ne fonctionne pas. Et ce, pour deux raisons. La première est la subjectivité de l’évaluateur, l’INSEE la démontré statistiquement. La seconde sont les facteurs de hasard et de stress.

A contrario, l’auto-évaluation à le mérite, outre le fait que les individus concourent à leur propre dépassement de façon efficace, il sont aussi capables de reconnaître leur propre limites mais aussi de mettre en valeur leur réelles capacités. Tout le monde y gagne. ( sauf la reproduction de classe ).

Nous pensons qu’un chemin important reste à faire avant l’introduction généralisée de l’éducation informatique sur l’ensemble du canton. Un phase expérimentale nous semble nécessaire. L’évocation de celle-ci vient ci-dessous. En conséquence, la présente analyse néglige les sections 4 (4.2...) et suivantes qui nous paraissent prématurées.

Méthode Expérimentale

Une approche expérimentale pourrait dans ce contexte donner des résultats créatifs sans introduire de nouvelles contraintes dans tout le système éducatif avec des résultats très médiocres du au manque d’engagement d’une grande partie du corps enseignant qui n’y croit pas trop ou qui ne se sent pas à l’aise dans ce domaine.

Sur base d’un recrutement de volontaires dans les trois cycles, des classes pilotes sont constituées. Un groupe de concrétisation est constitué qui regroupe les enseignants concernés et il y ont accès aux partenaires externes. Le choix des classes peut être quelque peu épineux. Les parent doivent-ils être impliqués ? Cela pourrait être intéressant, notamment pour une mesure de l’impact comportemental. Et, une concertation entre enseignants et parents tout de long de l’expérience peut apporter un éclairage utile.

La création de cette expérience est un projet en soit qui doit être travaillé et évalué par les partenaires. Mais, une telle expérimentation devrait permettre d’éviter de donner de grand coup d’épée dans l’eau.

Remarques dans le texte

 

 

Ci-dessous, quelques notes faisant référence à des passages du document de référence groupés par page. Ces notes sont loin d’être exhaustives. Seul ce qui nous à fait réagir de façon impulsive est pris en compte. Cette limitation est justifiée à nos yeux car le texte dans sa totalité devrait être révisé en tenant compte d’un dictionnaire, comme celui proposé ci-devant et, aussi, en tenant compte des remarques de la section « Objectifs ».

 

 

p 1)

 

« L’éducation numérique »

L’éducation numérique fait plutôt référence à une branche des mathématiques spécifique aux questions numériques (Analyse numérique, suites, etc …)

Disons plutôt :

L’éducation à « l’informatique »

 

p 3)

 

« Ainsi, étudier l’algorithme et la

programmation permet de travailler des compétences déjà abordées dans les disciplines

traditionnelles tout en en acquérant d’autres, plus spécifiques à l’informatique. »

Ainsi, aborder les techniques algorithmiques

 

P 8)

3.1

« Éducation aux médias – Quel en est l’effet ? »

C’est indépendant de l’informatique. Comprendre le contenu d’un journal ou d’un contenu d’une radio nécessite une capacité d’analyse. Un sens critique. Voir la grille :

Exemple de grille d’évaluation

https://infotrack.unige.ch/application/files/5214/7374/7490/Doc_cap3.1_qualite_web.pdf. Site consulté le 25

septembre 2018.

 

De façon très usuelle, ce document confond deux niveaux d’abstraction :

internet : le réseau d’interconnexion et de transport qui est, actuellement encore, une structure horizontal isotrope. Il est fait, en gros, de deux couches, l’une physique (câbles, serveur, routeur, etc) et l’autre logiciel qui assure les transports entre les nœuds du réseau.

La seule anomalie et dissymétrie de cette couche est que la répartition des adresses (IP) est contrôlé par un organisme USA alors que l’on pourrait souhaité qu’il soit soit ISO ou sous contrôle de l’ONU. (ISO, pour se genre de question semble le plus approprié, simple et efficace)

La couche au dessus celle dite applicative, comprenant la toile aussi nommée web et symbolisé par le « www », nous lui préférerons la désignation de « toile » en français. La toile évoque aussi un réseau. Mais la topologie de celui-ci n’as rien à voir avec celle d’internet. Les arcs de connection de la toite sont de « hyperliens » qui lient des document entre eux ou des sites qui sont eux même des agrégats de documents. L

L’usager est confronté à la toile et, généralement, ne perçois que très peu la couche internet.

Dans la couche applicative, il y a bien d’autre applications, qui font usage d’internet. Le plus connu est bien évidemment permettent d’échanger des courriers. Cette élément est notamment remarquable par le fait qu’il est régis par un protocole unique, non propriétaire. Cette rareté est à marquer d’une pierre blanche.

 

P9)

« En dehors des œuvres de fiction » Pourquoi exclure les œuvres de fiction ?, le terme [média]

« regroupe la presse écrite, la radio, la télévision, etc. et leurs équivalents numériques, qu’il

s’agisse de sites web ou de communautés virtuelles ».

Le transport des signaux radio et télévisé sont maintenant très souvent assuré par voie numérique. Un site web qui propose des émissions vocales adressés à tout qui veux bien les écouter est une radio avec juste un petit plus qui est que l’on peut généralement laisser facilement des commentaires.

Le terme média désigne tout moyen de distribution, de diffusion ou de communication, d’œuvres, de documents, ou de messages sonores ou audiovisuels.

« Dans le même temps, les élèves, citoyen-ne-s en devenir, doivent pouvoir construire leur

propre esprit critique » y compris dans  en questionnant « leurs usages du numérique » de la toile.

 

conscience. Comprendre les enjeux liés : ??

aux informations proposées lors d’une recherche sur un moteur de recherche ;

aux décisions que devront prendre les voitures autonomes lors de danger ;

aux décisions prises par des logiciels lors de transactions financières et à leurs

effets sur les marchés mondiaux ;

sont autant d’exemples démontrant que seule une conscience citoyenne saura protéger la

société contre les dérives humaines dues à la technologie.

3.1.1

Exemples d’activités

1. Se comporter dans le monde numérique en respectant la protection des données

pour soi et les autres

2. Comprendre les enjeux liés à l’utilisation d’outils numériques gratuits récoltant et

exploitant les données de leurs utilisateurs-trices

3. Identifier les fausses informations

4. Identifier les opportunités et/ou les risques des algorithmes qui façonnent nos vies

 

P10)

« Ensemble des activités permettant de concevoir et réaliser un programme exécuté sur un »

objet technique tel qu’un ordinateur » tel qu’ « desktop, laptop, un téléphone portable, une tablette, un robot, etc. »

« De manière générale, les activités de programmation sont précédées d’une analyse

permettant la résolution du problème posé ». Parfois, on peut en douter !

Qu’est-ce que l’éducation numérique ? Est-ce l’éducation à l’heure de l’hyper-interconnection ? Où à l’ère de l’informatique tout lieu ?

 

 

« Cette analyse, plus connue sous le terme d’algorithme »

Absurde, voir blasphématoire !

L’analyse est une phase préliminaire à toute résolution par voie algorithmique. Certaines écoles du monde de l’informatique prônent même la séparation des deux métiers à savoir celle d’analyste et de programmeur. Je ne partage pas cette vision, cependant confondre analyse et programmation ( qui comprend des questions d’architecture, de spécification formelle (ou non!) et d’algorithmique, etc) est une faute grave. Cela pourrait se comparer à confondre la question et la réponse.

 

« Rappelons ici que la

sensibilisation à la programmation peut être réalisée avec des activités débranchées

(exemple : algorithme de tri). »

Rappelons, ici que la sensibilisation à l’analyse peut être réalisée avec une activité sur papier (« activité débranchée »). Cette activité peut conduire à des éléments de spécification formel qui peuvent être intégré dans sa résolution algorithmique (voir programmation par contrat).

Inversement, si il est possible de décrire un algorithme « hors ligne », par exemple dans un contexte de preuve d’algorithme-ce qui est une exercice de haut vole, il est cependant plus efficace de montrer qu’un algorithme fonctionne sur une machine réelle.

 

 

« permettre concrètement de structurer le raisonnement, l’enfant donne des

instructions pour atteindre son objectif. C’est façonner un type de raisonnement

favorisant la « pensée informatique » utile à de nombreux domaines ; »

 

Qu’est-ce que la pensée informatique ? Et en quoi pourrait-elle peut-elle bien être utile au développement de la personne ?

La pensée rationnelle, le raisonnement rigoureux … L’algorithmique est une branche des mathématique. L’informatique scientifique et applicative ne sortent pas ( ou ne devrait pas) du champs de la raison rationnelle. Me si l’informatique de gestion ou grand publique laisse planer un doute du point de vue de la rigueur … Il est possible que les défauts de qualité soient des qualité de marketing !

 

« expérimenter que c’est l’humain qui contrôle la machine et non l’inverse ; »

Tant que maintenant. Voir Stephen Hawking : brèves réponses à de grandes questions ch 10 : intelligence artificielle.

 

 

 P11)

3.3.3

« Représentation de l’information

Définition : ensemble des concepts et techniques pour représenter numériquement un

nombre, un texte, une image fixe, une image animée ou un son. La compression, le

chiffrement et l’amélioration de l’information sont autant de concepts fondamentaux. »

 

Le concept d’isomorphisme me paraît ici un fondement pour expliquer une transplantation d’un mode de représentation dans une autre grâce à des fonctions de translation réversible. A quel niveau peut-on les aborder est une question qui mérite réflexion.   Travailler autour des nombres et de diverses forme de représentation devrait trouver leur place dans un cours de mathématique.

 

En revanche :

 

« Encoder et décoder la forme numérique d’une image »

 

sauf sous des formes très primitives me semble hors de portée pour l’enseignement secondaire

 

« Encoder et décoder la forme numérique d’une vidéo ; »

 

idem en pire

« Encoder et décoder la forme numérique d’un son ; »  pourquoi pas !

 

Note : un exemple d’encodage burlesque suit en annexe !

 

Sensibiliser à la programmation ;  

ce n’est pas à sa place ici

 

« Initier à la programmation robotique ; »

 

il existe des jeux amusants dans ce sens

 

Comprendre les bases de réseaux informatiques ; c’est pas à sa place ici

Sensibiliser à la sécurité de l’information.  c’est pas à sa place ici

p 13)

« dessin technique et artistique (ODE) » ODE pas connu, pensez-vous DAO ?

 

4.1.3 Options professionnelles

 

L’intégration de la dimension « science informatique » visant à susciter des vocations

techniques en lien avec la programmation doit être intégrée à l’option informatique

appliquée et gestion (OIG).

Quel sens donnez-vous ici à « informatique appliquée et de gestion » ? Est-ce de la programmation de bas niveau ? Ce paragraphe est peu clair.

Par contre, la succession des paragraphes 4.1.3 et 4.1.4 semble réserver le développement de « l’esprit critique » aux options académiques et l’exclure de la formation professionnelle. Ceci nous semble inacceptable.

 

 

 

Annexe

 

Un exemple de confusion possible de :

« l’informatique et la numérisation » ... constituaient déjà un outil et un objet de réflexion dans les

différentes branches du programme de maturité

 

Pour les enragés, quelques questions :

 

– Dans Quel langage formel le texte suivant est-il rédigé ?

--Y-t’il une méthode sous-jacente ?

– Y-a-t’il des élément de spécification formel ?

– A-a-t’il ce qu’on appel de la « programmation par contrat »

 

 

note

 description: "numeriser sans raisonner"

 date: "$Date$"

 revision: "$Revision$"

 

class

 APPLICATION

 

inherit

 ARGUMENTS_32

 

create

 make

 

feature -- Access

 

 text : STRING = "La 'civilisation du tout némeric, sans le sens critique conduit à ce qui suit"

 

 reverse(s: STRING ): STRING

  -- Restore readable text

  require

   s.count \\ 3 = 0

  do

   create result.make(s.count // 2)

   if s.string.count = 3 then

    result.extend(s.to_natural_8.to_character)

   else

    result := reverse(s.substring (1, 3)) + reverse(s.substring(4,s.count))

   end

  end

 

feature -- basic operation

 

 code_reversible(t: STRING): STRING

  local

   format: FORMAT_INTEGER

  do

   create format.make (3)

   format.set_fill ('0')

   create result.make(200)

   across t as ti  loop

    result.append(format.formatted (ti.item.code))

   end

  ensure

   reversible: reverse(result) ~ t

  end

 

 code_ireversible(t: STRING): STRING

  local

   val: INTEGER

  do

   create result.make(20)

   across t as ti  loop

    val := val + ti.item.code

   end

   result := val.out

  ensure

   ireversible: --

  end

 

 

feature {NONE} -- Initialization

 

 make

   -- Run application.

  do

   print (text +" :  %N")

   print ("Reversible : " + code_reversible(text) + "%N")

   print ("Ireversible : " + code_ireversible(text) + "%N")

   print ("%N%NBeau, n'est-il pas ?%N")

  end

 

 

 

end