Urgence climatique et loi sur l’énergie
Le reste de notre consommation c’est du pétrole servant essentiellement de carburant pour les transports et de combustible de chauffage. Si, l'OFE constate une diminution de la consommation de combustible, l’ordre de grandeur de cette diminution incite à penser que cette réduction est d’avantage due au réchauffement climatique lui-même qui réduit la quantité d’énergie nécessaire pour le chauffage plutôt qu’a de très gros efforts dans ce domaine.
Ce préambule établi, sur quoi le canton prétend t’il se focaliser ? Apparemment sur les transports.
Cela semble un bon départ vu la part considérable de production de GES liée à ce domaine. Nous nous limiterons nous aussi sur cette question des transports laissant d’autres aspect des questions énergétiques pour plus tard.
Poussé par les lobbys de l’électricité, ou par la bêtise, le CE s’engage résolument dans la voie de la voiture électrique ! Il semblerait que pour ces gens, l’électricité soit une énergie primaire propre par essence, et la l’option bêtise est confirmée ! Soit ils pensent puiser dans la part solaire de l’énergie solaire Suisse pour alimenter ces voitures. Dans cette optique, d’un coup de baguette magique on multiple par 3 ou 4 la production d’électricité solaire. Par 3 si l’on supprime la consommation actuelle de cette électricité, par 4 si cette surconsommation vient en sus. Bref 4 fois impossible.
Or, pour répondre correctement l’urgence climatique, nous devrions diminuer par 3-4 notre production de CO2. Cette production vient de la consommation de pétrole et de gaz pour 63 (49+13) % de la consommation totale d’énergie primaire. Les transports ont la part du lion avec 35 % puis l’habitation avec 27 %.
La part de renouvelable dans la consommation totale d’énergie provient, en Suisse, pour l’essentiel de l’électricité hydraulique. Soit 60 % de 25 % donc 15%. Il y a donc 2 solutions extrêmes, et les combinaisons des deux, pour atteindre l’objectif minimum de division par 3 de notre production de CO2.
1.Réduire de 85 % notre consommation !
Il est donc clair que l’on ne peut pas se contenter de mesurettes et qu’il faille en priorité s’attaquer aux deux facteurs essentiels, à savoir les transports et le chauffage. Le CE Neuchâtelois fin de s’attaquer aux transports mais, en fait, il ne fait que détourner l’usage de l’électricité de son emploi actuel vers les transports ou, alternativement, vers la création d’électricité d’origine fossile ! En effet, il est impossible, à court terme, disons 20 ans, de produire 6*1, 1*0,35= 2,3 disons 2 fois plus d’électricité pour couvrir tous les besoins des transports. Pour couvrir les besoins pour l’habitation 6*1,1*0,27= 1, 8. soit au total 4 fois la production actuelle.
En se référant aux études des CFF, qui sont quelque peu juges et parties, et qui de surcroît sont en position privilégiée, notamment par rapport à d’autres chemins de fer nationaux, sont consommateurs intensif d’électricité renouvelable et donc moins producteur de CO2/km/personne que leurs homologues étrangers. Nonobstant ces considérations nous incitant à minorer les résultats de cette étude, force est de constater qu’en terme de production, si l’on doit vraiment voyager, il vaut mieux prendre le train. Jugez en :
Moyen de transport | gr-CO2/km/personne |
Train grande ligne5 | 0.7 |
Ligne régional6 | 1.5 |
tram | 10 |
Bus | 50 |
voiture | 0 |
Au vu de ce tableau il est clair que de remplacer tous les transports individuels par des transports collectifs, notamment trains et trams, engendre une diminution drastique de la production de CO2. Mais ce transfert modal ne se fait pas. Pour quelles raisons ? Les raisons majeures à cela :
•le prix des TP
•l’individualisme
•la fréquence.
•ils ne vont pas partout
Quelle réponses politiques un canton, voir tous les cantons, peuvent t’ils apporter à ces obstacles ? Au deux premier points, la réponse est simple : approuver l’initiative populaire pour des transports gratuits dans le canton, en l’occurrence Neuchâtel. Comme le financement est assuré par la suppression des abattements pour transports professionnels, seuls les individualistes forcenés payerons plus cher.
Jacques Silberstein
1On oublie ici la Norvège qui est presque à 100 %
2Eco-comparateur SBB-CFF : https://company.sbb.ch/fr/entreprise/responsabilites/politique-et-societe/mobilite-durable/mobilite-respectueuse-environnement/umweltbilanzierung.html
3Les chiffres ci-devant ne tiennent pas compte de l’énergie grise (construction, destruction, etc ..:)
4https://www.letemps.ch/lifestyle/voiture-electrique-une-aberration
5 Les grandes lignes en Suisse fonctionnent à des vitesses commerciales de 150km (< TGV)
6 Les petites lignes ont des arrêts et démarrages fréquents
ihttps://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/catalogues-banques-donnees/tableaux.assetdetail.2500512.html
ii1 l essence = 10 kwh. Moyenne suisse 6.11 l/100 km taux de remplissage voiture 1.56 (2015).
Alors pour 1 km/passager 10*1000 /100 /1.56 * 6.11 = 391 wh
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/89_90_combien.html
iiihttp://silberstein.no-ip.info/tip.html
ivDocument disponible sur : http://silberstein.no-ip.info/energie_canton-NE.html