Une époque extraordinaire
Nous vivons une époque extraordinaire, enfin extra, faut s’y faire ! Mais ordinaire ça non. Il y a peu, il eu été impensable de stopper l’économie en confinant 43 % de la population mondiale. D’où le dogme de la croissance perpétuelle en prend un sacré coup. On se demande comment les gouvernement des pays pratiquant la démocratie de marché ont pu lancer ces opérations de confinement qui soient en contradiction avec les « lois » de l’économie. Serait-ce l’âge élevé des dirigeants patronaux et politique qui les désignent comme personnes à risque ?
Un membre important du patronat Suisse résume bien la pensée de son milieu à ce sujet en disant que, il faut «éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses». Avant de tancer la perception «romantique» que donnent les baisses des trafics routier et aérien, le «retour à une vie simple et au commerce local» et «la fin de la société de consommation», mais qui ne sauraient durer plus longtemps, selon lui.
En effet, pour ceux qui ont quelques réserves devant eux qui peuvent se permettre de faire le point sur leurs habitudes, se poser des questions sur leurs vrais besoins et qui s’apercevant qui peuvent réduire, voir diviser leur consommation, cette idée de changer de cap peut bien germer. Si de surcroît on ajoute quelques réflexions sur la situation écologique globale : climat, biodiversité, ...puis sur les inconséquences du système notamment du point de vue de la santé publique, on pourrait être tenté de dire plus jamais cela, plus jamais comme avant.
Mais voila, quel est le taux de prise de conscience dans l’ensemble de la population ? Impossible à dire. Il y a une frange de la population qui en a une conscience aiguë, c’est celle qui en avait déjà conscience. C’est celle qui voudrait profiter du choc pour faire mûrir l’idée dans la grande majorité des têtes. Mais comment transmettre ? Les média dominant occupe toujours le terrain et ils sont toujours contrôlés par les même pouvoir financier. Certes, il peuvent ouvrir quelque peu le robinet à quelques ténors de l’écologie, de la décarbonatation aux heures des reportages insolites. Les heures phares sont réservées à la lutte, aussi nommée guerre, contre le virus, à l’indispensable nécessité de reprise normale et rapide car sinon, ce sera le chômage de masse. Et donc comment aider les entreprises (on ne dit pas les actionnaires) pour qu’il soient en bonne position pour sauver des emploies. Aide, évidement non conditionnées à aucune close environnemental ou sanitaire. Les banques commercial, entreprise de première nécessités, centrale et l’état se doivent d’être neutre. Concurrence oblige !
En bref, les pouvoirs en place politico-financier veulent reprendre exactement comme avant. Et ils veulent et doivent faire vite pour eux raisons. La première est que tout retard accroissent les déficits et donc risque d’exiger un niveau d’austérité totalement inacceptable pour la grande majorité incluant ceux qui ont compris que cette fuite en avant est suicidaire (mouvement « plus jamais cela ») et aussi ceux qui veulent conserver leur vie d’avant mais au moins a peu près au même niveau de consumérisme. La seconde est qu’il ne faut pas donner le temps aux contestataires de s’organiser et de propager leurs objections et leurs projets.
Or face aux urgences écologiques (climat, bio-diversité, pollution, effondrement des ressources fossiles), sanitaire, démocratique il y a urgences. Toutes ces urgences sont liées quoique, de mon point de vue, l’aspect démocratie est prioritaire car elle est une condition nécessaire pour résoudre les autres. Surprise n’est-il pas ? Pour approfondir cette approche, je vous invite à lire suivre le lien suivant http://silberstein.no-ip.info/epoque_extraordinaire.html
Bonne lecture et au revoir.