Table des matières
Quel utilité a la sphère financière ?
Historique
monnaies métallique
Le billet de banque
La monnaie scripturale
Révolution industrielle
Le temps de finance
Alternative
Raison
stabilité monétaire
SEL de la vie
Fermé / ouvert
SEL et patrimoine
Transition
La bourse
Banques
Multinational
BANCOR
Postface
Références
L’ Antiquité introduit les premières monnaies métalliques. ( III av jc)
Les premières substitutions du papier au métal connu en Chine dès le VIII siècle ( dette payable à vue en métal) puis lettre de change inventée par les marchands italiens, est une des premières voies de substitution du papier au métal.
Le bimétallisme (jusqu’au XIXe siècle) : toutes les monnaies sont définies à la fois par rapport à l’or et par rapport à l’argent (métal).
L’étalon-or « classique » (jusqu’en 1914) : toutes les monnaies sont définies par rapport à l’or. La monnaie-papier est un substitut à l’or (une once d’or équivaut à 20 dollars, 4 livres britanniques, etc.). Les taux de conversion de chaque monnaie en or, et donc entre elles, sont fixes. Cela assure la stabilité de la monnaie.
L’étalon de change-or (1914-1971) : il s’agit d’un système mixte par lequel certains pays veulent conserver les avantages de l’étalon-or, alors que d’autres veulent se garder la latitude (via la « planche à billets ») d’avoir des taux de change variables. Ce système va devenir caduc en quelques décennies :
Première Guerre mondiale : en raison du coût de la guerre toutes les monnaies européennes sont fortement dévaluées par rapport à l’or.
1922 : conférence de Gênes. Un nouvel ordre monétaire est mis en place où seuls les États-Unis conservent l’étalon-or classique. Le dollar repose sur l’or, la livre britannique sur le dollar, et les autres monnaies européennes sur la livre britannique.
1931 : le Royaume-Uni, conduit à augmenter sa masse monétaire, abandonne le système de change-or.
1934 : le dollar est défini comme 1/35 d’once d’or. Les citoyens états-étasuniens n’ont pas le droit de posséder de l’or.
1944 : accords de Bretton Woods : le système monétaire repose sur le dollar, seule monnaie encore ancrée à l’or.
1971 : sous Nixon, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l’or à 35 dollars l’once ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l’étalon-or.
Le régime des changes flottants (à partir de mars 1973) : après l’abandon des accords de Bretton Woods, les monnaies varient entre elles librement, suivant l’offre et la demande (et surtout la spéculation -Soros & co), et donc en principe selon la quantité de crédit émise par chaque pays. Il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette.
Les reçus, lettres de change et de crédit ont toutes la double caractéristique d’être nominatives et échéancées. L’invention du billet de banque consiste à se soustraire à ces deux contraintes ; un billet de banque est anonyme et sans échéance . Cette invention a été faite par un banquier d’Amsterdam, Palmstruck , en 1656. L’idée est de remettre en échange d ’une lettre de change non pas des pièces métalliques mais des billets échangeables à tout moment contre de l’or.
Les banques privées émirent alors des billets de banque, jusqu’à l’institution par les gouvernements d’une banque centrale s’adjugeant le monopole de cette émission, créatrice de monnaie.
Pendant des siècles, les billets de banque sont convertibles en or ou en argent (ou les deux, régime du bimétallisme au XIXème siècle en France). Ils deviennent inconvertibles dans les périodes de crise ou de guerre. Ils le sont maintenant dans le monde entier, depuis la démonétisation de l’or, en 1973. Les billets deviennent alors une monnaie complètement fiduciaire, leur valeur ne reposant que sur la confiance collective.
Les techniques comptables évoluant, les banquiers s’aperçurent qu’il était possible de retrouver une capacité de création monétaire (perdue du fait du monopole étatique de l’émission de billets) en franchissant un pas de plus dans l’abstraction. Quand un client vient demander à son banquier un crédit de 100 et dans la limite de certains ratios de gestion (essentiellement, la nécessité de conserver auprès de la banque centrale des réserves obligatoires et de la monnaie sous forme de billets et de pièces, en proportion des compte courants de ses clients) il est possible à ce banquier2 de créer le pouvoir d’achat correspondant (qui sera détruit à échéance du remboursement du crédit).
La technique est la suivante. En comptabilité, elle s’exprime simplement : le banquier inscrit à son actif un prêt de 100 et à son passif (sur le compte courant du client) le même montant de 100. Quand le client utilise l’argent de son compte courant pour ses dépenses il fait circuler cette monnaie créée ex nihilo.
La monnaie scripturale représente aujourd’hui en France plus de 85 % de la masse monétaire, et plus de 80 % en Europe.
Lors la révolution industriel, apparait un besoin d’entreprise de grande taille, souvent équipée de machines elle aussi de grande taille. Songé au aciérie: haut fourneau, convertisseur, laminoir, etc...
La fortune personne même des plus grandes familles ne suffit plus pour lancer de telles entreprises. Dès lors, les entrepreneurs cherche à se «financer». D’ou un développement important des banques. Généralement, on lie les débuts du capitalisme à la révolution industrielle. Les économistes conventionnels prétendent même que c’est le capitalisme qui permet la révolution industriel. Certains font remonter le capitalisme à la renaissance qui commence bien avant et cela dépend où.
Mais, si l’on considère que le capitalisme n’est rien d’autre que prétendre que prêter de l’argent mérite rémunération alors le capitalisme est bien plus ancien. Il est vrai que la forme de rémunération du capital développée à l’époque de la révolution industrielle est novatrice, elle s’appel dividende, puis/et plus-value et d’un façon plus large, retour sur investissement. Et on justifie ces rémunérations par le dogme: «il y a deux facteurs de production: l’argent et le travail.». Ils ne se posent évidemment pas la question de savoir d’où vient l’accumulation préalable de fortune et, surtout pas sur la légitimité de celle-ci.
Mais oublions quelque instant cet aspect des choses. Et, posons nous cette question: Peut-on avec une montagne d’argent construire des machines ? Bien évidemment non. Il faut au préalable des savoir faire techniques et d’autre outils. Il y a donc nécessairement besoin une progression des savoirs et d’outils à disposition avant de pouvoir produire des objets de plus en plus complexes. Seconde question, est il possible de construire des pyramides sans argent ? La réponse est oui. Il suffit d’avoir des paysans qui nourrissent les travailleurs de la pierre, un architecte et des forces de répression (et religieuse) qui maintiennent chacun à son poste. Certes les méthodes coercitives poussent rarement a la performance et encore moins à la créativité. A l’inverse, avec presque rien on peut beaucoup. Pour rappel, le seul «laboratoire» D’Einstein était son bloc-note et son crayon. Cela lui à suffit pour produire en, l’an 1905, ses célèbres articles sur: nature corpusculaire de la lumière, le mouvement brownien, l’électrodynamique et la relativité restreinte.
On date généralement le début de la finance moderne, en tant que domaine d'étude et de recherche à 1958. C'est à partir de cette époque que cette discipline est devenue une sous-discipline de l’économie.
Les limites des divers variantes du capitalisme ne sont évidemment pas nettes. Mais, généralement on reconnait un période de capitalisme industriel suivie du capitalisme encore actuel dit financier, quoique cette dénomination sont refusée par nombre de «libéraux" qui y voit une caricature des mouvements altermondialiste et d’extrême gauche. Néanmoins on peut tout de même dire que la première période correspond ou ceux qui possèdent le capital d’un entreprise reste stable et se nourrissent des profits de celle-ci. Par opposition, le seconde correspond à une forme d’actionnariat volatile qui cherche le rendement des parts et les plus value boursière de celle-ci sans trop ce soucier de la marche de l’entreprise si ce n’est sous ces seul point de vues. Cette dernière période doit est prédominante en tout cas dans le le dernier quart du XX siècle et en particulier depuis que les monnaies sont en régime flottant (1973). A ce moment, la stabilité monétaire instaurée par Bretton-Woods est brisée. Dès lors la spéculation peut donner libre cours à tous ces fantasmes y compris sur les monnaie et même sur les États qui les crées ces monnaies.
Il serait donc plus avisé de penser qu’aujourd’hui pour produire il faut hérité de la connaissance et avoir les moyens initiaux nécessaires. Le premier facteur est en grande partie le fruit de l’enseignement et de l’expérience. Avant de se poser la question de l’origine du second facteur, il est bon de se questionner sur le pourquoi d’une production. Est-elle d’utilité générale. Correspond-elle à un réel besoin pour tous ou comme moyen intermédiaire pour faciliter d’autre production nécessaire et, dans le même temps, s’interroger sur quel sont les nuisances induites.
Aujourd’hui, le second facteur est fourni par l’argent de privés et des banques si et seulement si ceux-ci pensent que le niveau de risque (pour eux) est acceptable et que le retour sur investissement soit alléchant. Indirectement, une certaine fonction d’utilité est aussi présente dans cette démarche. En effet, la sphère financière peut estiner que l’on ne pourra pas trouver les débouchés suffisants pour la production car le besoin n’existe pas et ne semble pas pouvoir être créé. La fonction d’utilité, au sens large, est prise en compte de façon indirectement, il faudrait plutôt dire accidentellement, par l’évaluation du risque. quant’à la question des nuisances c’est généralement le cadet des soucis des «décideurs".
Y-a-il une méthode alternative ? Non, il y en a beaucoup ! Toute méthode d’organisation de l’activité humaine n’étant pas contrainte par les lois de la physique, admet une quasi infinité de solutions. Et ce n’est pas parce quelques d’autres voies ont échoués en tout ou en partie, qu’il n’est reste plus. Le seul intérêt sérieux de ces échecs l’étude des raisons de ces échecs mais certainement pas comme support du dogme: «il n’y a pas d’alternative.» Certes, tout mise en place d’une alternative est très difficile et ce pour plusieurs raisons. La première est bien évidemment qu’elle va à l’encontre des intérêts des nantis actuels qui tiennent l’essentiel des pouvoirs. La seconde est la résistance de chacun au changement. Et la troisième est la question de la base social d’une telle alternative. Comme faire partager au plus grand nombre (soit les 3/4 de la population) le projet d’une telle construction. Toutes les institutions publics et privées allant toujours dans le sens de la «stabilité». Entendez par la dans le sens (si l’on peut dire) de l’immobilisme. A commencer par nos systèmes d’enseignement qui permettent aux «meilleures» (entendons plus favorisés) d’acquérir les formations nécessaires pour s’intégrer, voir diriger, les institutions existantes. Les autres étant rapidement «éduqué» à devenir de bons exécutants déchargé du besoin de réfléchir au contexte. Ensuite, il ne faut surtout pas oublier les médias financés essentiellement par les capitaux privés (y compris les services publiques d’information via la publicité commerciale). Leur messages sont donc tout normalement orienté, explicitement ou par omission, dans un sens qui ne nuise pas à leur patrons économiques. Et enfin, les forces dite de l’ordre, au service des pouvoirs, donc des nantis, qui ont pour mission de maintenir l’ «ordre établi» donc le statuquo. Les forces d’inertie sont donc omniprésentes, dans les institutions, mais aussi dans la tête de la plupart des gens. La notion dépassée de bourgeois comme habitant d’un lieu, pourrait être remplacée par celle de : «n’est pas trop mécontent du système et ne veut pas que cela change car il pense ne pas être au fond du panier (de crabe). Cela couvre une très grosse majorité de la population, même parmi ceux qui râle toujours, mais ne sont pas prêt à lever le petit doigt pour le moindre changement. Ils s’en trouve donc dans toute les classes socio-économique voir même chez beaucoup de ceux qui devrait se rendre compte qu’ils sont effectivement le fond du panier.
Si l’on construit un système non inerte, normalement il devrait être conçu pour fonctionner de façon stable. Cela signifie qu’il tient sa consigne sans trop d’écart. Par exemple, un avion doit tenir une trajectoire en cap et altitude, tant en mode manuel qu’automatique. Un avion, bien conçu, par temps calme, poursuit sa trajectoire sans trop nécessiter de correction. A l’inverse, une fusée est fondamentalement instable. En effet, son centre de poussée étant sous son centre de gravité, sans correction permanente, une fusée fusée ne s’élève pas même d’un mètre. Il est de bonne pratique de concevoir un système naturellement stable ne nécessitant qu’un réseau correcteur minimum.
Or, le système financier actuel est d’un point de vue conceptuel aussi instable qu’une fusée. En effet, reposant entièrement sur la spéculation il a tendance à amplifier toute les dérives et même d’accélérer celle-ci. Une valeur en bourse qui pour une raison quelconque dérive de sa valeur vers le haut ou le bas entraine une réaction des «acteurs» (prononcez : spéculateurs) dans le même sens. C’est la signature parfaite d’un système instable. Toute instance de pouvoir tend toujours à stabiliser les choses et a protéger «l’ordre établi». L’humain aime le changement mais à dose homéopathique. A fortiori ceux qui détiennent les raines du pouvoir. Et paradoxalement, tous les pouvoirs s’entendent pour vouloir garder un système financier instable. Pour comprendre ce paradoxe, il faut noter que que se système instable à tout de même une propriété constante, celle de concentrer la richesse financière, donc le pouvoir, dans un nombre de plus en plus restreint de main. D’ou l’on tente de stabiliser l’instabilité en prétendant qu’il n’y a pas d’autre solution. Cette aberration ne choque pas trop la majorité des gens du fait de l’orchestration du tintamarre médiatique qui répète inlassablement qu’il n’y à qu’une voie possible et qu’il est très dangereux de s’en écarter même de très peu.
Rappelons cependant que si la nature est unique, ne fonctionnent que d’une seule façon, celle qui est au mieux décrite par les sciences de la nature en particulier la physique. Mais à l’inverse, toute construction humaine qui, même si elle doit tenir compte des réalités physique, admet toujours un nombre important de solutions. Or la finance est d’abord une création humaine ensuite est censée permettre des échanges plus commodément que le troc. En toute logique, il y aurait donc lieu de repenser un système permettant les échanges de façon stable et donc prévisible.
Faisons ici un petit détour du coté des SEL. Les Systèmes d’Échange Locaux permettent a des gens d’échanger des services (des travaux) entre membre du dit système. Il s’agit donc bien là d’une système partiel d’économie alternative. Partiel car ils ne sont pas en mesure d’échanger des bien matériels pour des raisons d’incapacité à établie des «import et export» avec les autres économies et d’autre part leur taille ne leur permet pas de vivre en autarcie. Nous y reviendrons.
Dans un SEL, un membre rend un service à un autre. Celui-ci le paye en «grains de sel» sous forme d’une reconnaissance de dette (sorte de chèque) qui sera porté à son débit et au crédit du prestataire de service. Au moment ou ce prestataire fera appel un autre membre pour un autre service, son crédit sera réduit par sa nouvelle dette, voir il sera lui aussi débiteur (en dette). Il est généralement admis dans ces système qu’un membre ne peut pas resté débiteurs trop longtemps. Les règles dépendent de chaque SEL. Mais ce qu’il faut noter dès maintenant est qu’il n’y a pas besoin de fortune initiale. C’est une pure comptabilité entre membres qui reconnaissent un même système. On serrait tenté de dire qu’il s’agit d’une communauté souveraine puisse qu’elle crée sa propre monnaie. Mais, évidemment, elle n’a pas de territoire et est même souvent considérée hors la loi.
Ce système nécessite la confiance des membres, mais ne requière aucun lingot d’or dans un coffre quelconque. Par contre, les «grains de sel» n’ont aucune reconnaissance à l’extérieur. Il n’est donc pas possible d’acquérir quoi que se soit à l’extérieur par cette «monnaie». Notons au passage que dans un système de SEL il n’y a pas de billets anonymes. Ce serait d’ailleurs peu être perçu pas les états comme fausse monnaie mais aussi permettrait de faire circuler par exemple de la drogue ou tout autre malversation rendue plus commode grâce a l’anonymat de ces billets.
On pourrait imaginé un super SEL (SEG) qui admettrait des grains d’autres SEL. A ma connaissance, cela n’existe pas et ne résoudrait vraisemblablement la question de l’échange de marchandise.
En fait, on pourrait dire qu’SEL est une forme de Système de Compensation Multilatéral. Nous y reviendrons. Notons, en passant, que les banquiers ne sont pas toujours hostile à de tel systèmes. En effet, les règlements en banques fonctionnent selon de tels mécanismes. Pour ceux qui s’en rappel, il y eu, ne France, une affaire «Clearstream» (située au Luxembourg) qui impliquait un organisme de «clearing inter-bancaire».
Considérons une société autarcique n’important et n’exportant strictement rien. Pourrait-elle géré tous ses échanges économiques comme un SEL ? Rien ne s’y oppose. On peut voir le cout d’un produit agricole un cumule de services apportés: travail de la terre, récolte et distribution. Mais quid des machines ?
Les machines, outils et bâtiment constituent l’essentiel des actifs acquit par le capital propre et les dettes initial d’une entreprise. On les appels les moyens de production. Mais comment seraient-ils pris en compte dans les SEL d’une société autarcique ? Deux voies diamétralement opposées. Celle Marxiste qui affirme que ses moyens sont propriétés collectives. De l’autre ces moyens sont privés. Dans ce cas le SEL enregistre une dette pour l’entreprise quand celle-ci les acquirent et enregistre un crédit aux fournisseurs de ces moyens. L’entreprise doit alors répercuter l’amortissement de ses moyens dans ses coûts et donc dans ces prix. Dans la perspective d’un collectivisation des moyens de production, rien ne change pour les fournisseurs, mais qui est le débiteur. En premier approche, c’est la collectivité elle même. Mais, il y lieu, de toute façon, d’amortir ses moyens car ils vieillissent. Le plus simple serait donc que la collectivité demande une location (droit-d’usage!) à l’entreprise qui les exploitent. Ces charges seraient aussi répercutés dans les coûts et charges. La plus grande différence est alors en cas mal fonctionnement (faillite ), dans un cas d’une société socialiste les moyens de production reste dans les mains de la collectivité et peuvent donc immédiatement être remis en service auprès d’une nouvelle personne (morale) qui puisse relancer l’entreprise. Or, si l’entreprise à reçu ces moyens pour pouvoir produire, cela devrait vouloir dire que cette décision à été prise par une délégation de la collectivité raisonnant sur base de critère d’usage plutôt que sur base de critère de rendement du capital qui n’aurait pas de sens. En conséquence, la privatisation des moyens de production complique la situation de faillite me semble-t-il.
Tous les éléments intervenant dans l’activités productrices peuvent être perçu comme des services et entrer dans le grand livre comptable de la dite société. Bref, tous peut être évaluer en terme de services, soit direct soit indirecte par les redevances pour l’amortissement et entretient des outils.
Dans un SEL ordinaire, chacun’un peut proposer n’importe quel service. Si personne n’en veut cela n’a pas beaucoup d’importance sauf si sont débit devient important auquel cas il lui est demander de bien vouloir proposer d’autre service plus demandés afin de rééquilibrer sa balance. Dans un SEL qui aurait la prétention de développer une industrie avec échange de marchandises matériels il existe une question fondamentale: dans quel production, recherche investit-on ? Avec quelle critères et qui décide ? Ces questions sont évacuées en régime capitaliste par le fait que c’est la sphère financière qui décide en fonction de son seul intérêt qui peut recouper quelque fois les aspirations d’un bon segment de la population, car il faut un marché, mais très souvent, ce sont les ustensiles du marketing qui viennent palier au désirs insuffisamment spontanés. Et pour conforter cette vue purement capitaliste on réduit la mesure de la santé d’un économie au PNB somme absurde d’avantage et d’inconvénient qui vont des produits de première nécessités aux accidents de la route et à la publicité. Bref tout et n’import quoi pour autant que l’on puisse produire des factures.
Remarquons que le citoyen moyen, souvent y trouve son compte car il ne doit pas réfléchir pour participer à la prise de décision et il peut se plaindre des dites décisions stupides prisent par «eux».
Certes, l’exposé ci-dessus est une théorie qui si elle peut apparaître comme séduisante ou simplement amusant, elle ne colle en rien avec les réalités des sociétés actuelles. Et l’on ne peu pas changer de système même par une voie révolutionnaire. L’histoire nous l’apprend me direz-vous. Cela est vrai, mais pour faire évoluer une situation il faut une utopie partagée. Entendons par utopie une vision d’un idéal, même partiel, mais largement partagé qui serve de boussole pour trouver un chemin cohérent.
Et puisque c’est de saison, pausons nous la question du comportement d’un SEL-n (SEL d’une ‘nation’) par rapport à sa dette. Il est d’usage de considérer deux type de dette pour un pays. La dette intérieur et l’extérieur. Il est bien clair qu’un tel SEL-n n’a, par définition pas de dette intérieur
Une collectivité, ayant une monnaie propre (qui lui est personnel) et un territoire, s’appel généralement un pays. Un pays à besoin d’infrastructures pour fonctionner.
Posons nous la question de la création et de l’entretien des infrastructures et autre services publiques qualifier de gratuit. Gratuit, signifiant que l’usage ne paye rien lors de l’usage de la chose. Par exemple, le promeneur nocturne ne paye pas l’éclairage publique. L’écolier ne paye pas pour aller user ses fonds de culottes sur les bancs d’écoles. Et ses parents ne devraient pas payer d’avantage. Mais gratuit, ne signifie pas sans coût. Comment notre SEL tient-il compte de ces coûts?
Suivons le même raisonnement que pour l’entreprise. Le SEL crée le crédit nécessaire à la l’acquisition et à la création de ces biens communs. La collectivité, dans sa totalité, prend ici la place de l’entreprise, c’est donc la collectivité dans sons ensemble qui doit amortir ses biens. Il y a encore une fois une multitude de solutions. Prélèvement sur la production, valeur ajoutée, la consommation, l’excédant de créance, etc... Et toutes les combinaisons des facteurs. Cela dépend de la philosophie de chaque collectivité. Cependant, quelque soit la méthode retenue, cet amortissement ne couvrira que l’objet sans aucune dette fictive due à un prétendu propriétaire de l’argent, puisqu’ici, le propriétaire c’est tout les membres sans exceptions et a part égale par construction.
Traditionnellement avant d’acheter, il faut avoir l’argent ou trouver un prêteur et s’endetter. Dans un SEL, il est normal que certain commence par acheter et donc démarre avec un compte débiteur. Mais ici, il n’y a pas de prêteur, ou alors c’est tous ! Cette possibilité de départ est d’ailleurs indispensable pour lancer le système. La collectivité crée donc de la valeur, du bien collectif. L’on peut discuter de savoir comment, l’actif collectif est, ou n’est pas, compensé par un passif ? ans une comptabilité ordinaire d’entreprise, on commence par un capital (d’origine elle inconnue) et on fait construire l’usine. Notons pour les comptable que le capital d’un entreprise vient de nul part. C’est une valeur initiale même si dans la plus part des outils comptable on fait une transaction entre un compte d’initialisation et le compte du capital, le compte d’initialisation n’étant pas repris par la suite cela équivaut à dire, le capital apparait à l’instant T0, mais il appartient à des personnes ou actionnaires. Ne voulons pas d’actionnaire ni de prêteur, pour ne pourrait-on pas dire: la valeur initiale des actifs d’un collectivité, c.a.d. ses bien communs, vaux tant. et ces actifs n’ont pas de dette en contrepartie. C’est la fortune collective, au même titre qu’un personne privée aujourd’dui peut avoir une fortune sans rien au passif. Philosophiquement dans un tel contexte, l’État ne serait plus un gaspilleur endetté auprès de (certains de ) ses citoyens, mais bine le gestionnaire du bine commun. Cela demande évidemment de combler le fossé entre l’État et la collectivité. Dès que l’on pourra mettre un signe égal entre État et «instrument de la collectivité» on pourra qualifier le régime politique de démocratie ! Il y a du chemin, mais on peut rêver.
Dans cette optique, l’amortissement par le bief de l’impôt jour un rôle important puisqu’il réduit la valeur du bine commun en fonction de son usure (en gros tant le réel est difficile à réduire un valeur d’usage à une mesure réductionniste monétaire -même salée). La collectivité n’a plus besoin de prêteur, il lui faut seulement de l’huile de coude et de jus de cerveau. D’artistes, d’artisans, de scientifiques et d’ingénieurs. Plus besoin de parasites. Et l’emploie dans tous cela ! Plus de banques, plus de produit jugé inutile ou nuisible. La réponse est dans la réduction du temps de travail et dans l’accroissement de la participation à la décision par tous. Ce qui prend beaucoup de temps.
Ce changement radical de point de vue, incompatible avec la pensée capitaliste des banquiers qui n’y trouvent pas leur intérêt (pas plus au figuré qu’au sens premier). Ceci implique que si l’on veut recycler le système banquier afin d’assurer une décentralisation efficace du crédit, il est clair que les banques recyclées doivent être nationalisées et ne reprendre que les activités traditionnelles dite de «banque de dépôt». Le corollaire immédiat est que les «banques d’affaires» et autre «gestion de fortune» n’ont plus aucun rôle intérieur et donc plus aucune garantie pour ceux qui joue dans ces casinos.
Donc, le collectif achète des biens communs (infrastructure de transport, hôpitaux, etc), comme le ferait un État et des moyens de production (pour les entreprises). Il achète aussi des services tel que l’administration. Il perçoit des impôts, des taxes et des cotisations ou amortissement, pour couvrir le bien commun et le moyens de production. L’actif du collectif, devrait correspondre au bien commun non amorti.
En l’absence de toute transaction, un SEL est parfaitement indifférent à toute question de patrimoine. Cela n’interdit pas, comme nous l’avons vu précédemment de vendre un objet contre des grains de sel. Mais, sans transaction, les objets au autres «valeurs» possédés par un membre d’un SEL non aucune importance voir même aucune existence. Dans un SEL-n, ont pourrait s’en tenir à cette doctrine. Si quelqu’un possède une maison, c’est son affaire et il peut la louer en tout ou en partir contre des grain de sel. Si se même personnage possède plusieurs bâtiments il peut garder ses habitudes de rentier en ne rendant rien d’autre comme service que louer ses biens immobilier. Si même, le but d’un SEL-n n’est pas de favoriser les rentiers, c’est un cas qui existe dont il faut tenir compte. Cela n’interdit pas non plus les taxes foncières. Dans ce domaine le Bail emphytéotique pourrait se rependre avantageusement ...
D’un façon général, un objet physique patrimonial, peut être vendu dans un contexte de SEL-n comme tout autre objet. Il n’y a pas d’obstacle conceptuel à priori.
En revanche, que se passe-t-il pour quelqu’un qui possède un portefeuille financier? En principe, ce genre de «bien» ne devrait pas trouver preneur au sein du SEL-n puisque seul les transactions mesurées en grain de sel permettent d’échanger objets et services. Un tel ancien rentier se retrouve apparemment tout nu. Tout au plus pourrait-il encore percevoir des dividendes de société multinational ou de l’ancien régime. En effet, les profits (différence entre produit et charges exprimé en grain de sel) d’une entreprise peuvent être redistribuer en grain de sel (contre un pseudo service).
Là est le grain de ... sable de taille ! Si le système ci-devant évoqué est simple, efficace. Il permet toute les transactions souhaitables, y compris les dons. Il rend plus mal aisé les transactions non souhaitables grâce à l’absence de billet anonyme ce qui permet une traçabilité total dans l’espace SEL. Le vol de grain de sel est impossible, seul subsiste les fausse facture et la fraude informatique au niveau de la comptabilité du SEL.
En terme de notoriété il faut noter que la forme international fût inventée par Schumacher/Keynes et ce n’est pas rien. De plus cette même forme est reprise par le FMI dans sont rapport 2010 sur la stabilité monétaire comme seul méthode efficace pour régler ce fameux chaos monétaire.
Il y a donc bien des choses en faveur d’une tel approche. Mais, à l’inverse, elle a un ennemi majeur: le capital et bien sûr ceux qui le possède, le contrôle et en tire profit. Et ajoutons à ces derniers, ceux qui croient en tirer avantage et qui se font bien des illusions.
Au départ, au mieux un SEL-n se crée dans un monde inchangé. Peut-il survivre. Comment échange-t-il avec le monde extérieur. A première vue le seul moyen pour importer quelque chose en provenance de l’extérieur est de pouvoir le payer dans la devise du fournisseur. Hormis que d’en posséder il n’y a d’autre solution que le crédit de la par du fournisseur ou de l’entité qui comprend ce fournisseur c’est à dire aujourd’hui un pays souverain qui émet sa monnaie. La règle qui en découle est que, dans ce type de relation, il faut, en un, vendre avant d’acheter, en deux, que le SEL-n puisse stocker des devises. Une banque central peut le faire, pourquoi pas un SEL-n. Mais la conséquence majeur est de limiter les importations par les exportations et donc à réduire le commerce extérieur. Cela ce dirige donc vers des économie auto centrée ou le commerce extérieur est subsidiaire. Ce qui est une excellente chose sur le plan écologique et pour l’autonomie alimentaire.
. Mais «l’élite», celle qui tient entre 60 et 80% du patrimoine, teint beaucoup à cette instrument de leur pouvoir tant sur la finance et les entreprises. Les entreprises pouvant être propriétaire en tout ou en partie de ses outils, leurs actions peuvent garder leur représentation. Dès lors elle peuvent encore être échangée. Cependant, les entreprises se finançant plus souvent auprès des banques plus tôt qu’en bourse, elle devrait naturellement vers le SEL qui peu leur offrir cette accroissement de moyen de production pour autant que leur production soient jugée acceptables. En d’autre termes la bourse pourrait encore servir au entreprise jugée inutile ou nuisible ! Elle pourrait aussi encore jouer dans les pays non converti.
Chaque pays compte plusieurs réseaux de banques. Si un SEL n’est rien d’autre qu’un grand livre de comptes (électronique en 2012), il ne faut qu’une copie de référence. Cela ne veux pas dire qu’il ne faille pas un réseau de proximité. Il est donc pensable de convertir des partie des réseau de banque pour un extraire un très bien distribué. Soit, sur dix réseau ont en garderait un et demi. Ça c’est de l’économie.
L’étranger peut t’il investir dans un espace SEL-n ? Peut-il faire crédit au SEL-n ? Au delà toute les fadaises que l’on puisse énoncer sur les buts généreux de l’investisseur, postulons que le seul vrai est de faire un maximum de profit. Il ne devrait pas y avoir de problème insurmontable. Mais la seul question intéressante est: comment paye-t-elle leur personnel ? Dans un espace SEL-n, se devrait être en grain de sel. Si l’entreprise travail sur le marché intérieur, il en reçoit et donc il peut en redistribuer. Si par contre elle commerce uniquement, ou presque, avec un espace qui utilise sa devise fondatrice et est payée en cette devise. Peut-elle payer ces employés avec cette devise ou cela doit-il être interdit. L’autoriser conduit assez surement aux marchés noires (marchandise et travail). L’interdire conduit à une certaine fraude. Ne vaut-il pas mieux définir clairement les limites plutôt que de la légaliser. Dans un SEL-n, tous ce passe en grain de sel, qui rappelons le sont inconvertibles. Seul, le SEL-n lui même peut et doit convertir les devises étrangères pour permettre du commerce avec l’étranger.
Deux différence avec un SEL-g. La première est que le SUCRE fasse encore référence à une devise extérieur, le USD en l’occurrence. La seconde est que le SUCRE ne concerne qu’un nombre limité de pays issue de l’Amérique latine. Cuba et le Venezuela on pourtant fait des pas dans le sens d’un commerce sans référence au USD dans leur programme médecin contre pétrole. Mais, évidement cela sens un peu le troc. La solution propre, d’un point de vue système, serait d’évaluer les échanges au sein de l’ALBA exclusivement en SUCRE.
Une sortie de la crise de l’Euro pourrait être un SEL-g. Si le défunt serpent monétaire de l’UE avait été un peu mieux pensé...
Bref, difficile, très difficile, mais pas impensable.
Tentons de voir les conséquences de l’adoption de telles systèmes de compensation (SCM)multilatéral que nous avons ici baptisé SEL-x (x pour diverses variantes et niveaux).
Un système de SEL-x à pour propriété de base de ne pas être convertible. Ce n’est surtout pas une substitution à l’or ou n’importe quel autre matière précieuse. Il mesure une valeur accorder à un travail, un service voir une médiation (pensons au commerce). Mais pas de charge financière, celle-ci ayant été éradiquée par construction. On peut donc penser qu’un tel système devrait permettre de produire moins cher. En un, conséquence immédiate de la suppression des charges financières. Mais aussi du fait que les outils de production soient financés de façon collective et que seul, l’amortissement de ceux-ci soient incorporé dans les coûts de production, les gains de productivité induit, non pas par pression du pouvoir sur le travail, mais ceux du au progrès technique, aux mêmes fruit du travail collectif et non du capital, se retrouve dans la formation des prix. Autrement dit toute production matériel devrait voir ses coûts réduits, sauf à y intégrer des variable écologique, du fait des gain de productivité technique.
Au passage, il faut noter que même si la comptabilité SEL-x est un point centrale, il n’est pas forcé qu’il y corresponde un pouvoir central. Bien au contraire, pour satisfaire des besoins et des envies, qui sont fonction du local, un pouvoir distribué est de loin plus souhaitable. Cette distribution du pouvoir étant parfaitement contraire au exigence du capitalisme qui toujours tend à se concentrer en un minimum de main, peut donc prendre plus facilement son essor. Prenons l’exemple de l’énergie. Actuellement toute les solutions massivement soutenues par les pouvoirs ont un caractère centralisateur. Le nucléaire en est l’exemple caricatural malgré tout les inconvénients de sureté et de sécurité qu’il en découle. A l’autre extrémité, le solaire direct, thermique, photovoltaïque et photosynthétique sont les parant pauvre des recherches publique et de la promotion alors même que la source primaire est non polluante, éternelle (à l’échelle de l’humanité) et entre 10 à 12 milles fois excédentaire par rapport à nos consommations (excessives) actuelle. Mais voila, le tord de ce type d’énergie est d’être décentralisée et donc d’échapper au grand capital.
Au bout du compte, lorsque de tel systèmes se généralises, sur plusieurs niveaux, du mondial vers le local, toute monnaie traditionnel disparaissent et, la pire d’entre elle, la monnaie anonyme, alias le billet de banque, disparaissent. En même temps disparaissent nombre de fraude, trafic et activité mafieuses. Les trafics de drogue et d’armes, pour ne citer que ceux-là ne survivent que très mal dans un tel contexte. Cela ne veux pas dire que tout devint parfait. Les fausse factures sont encore possibles. Mais les possibilités accrue de traçabilité (question démocratique!) peuvent circonscrire celles-ci à peut de chose.
Bien des variantes peuvent être définies, proposée puisqu’il s’agit de constructions humaines. Cependant, il faut garder la part essentiel: l’unité de compte, quelqu’elle soit, ne peut être convertible dans sont propre espace. Elle ne peut jamais être associée à un quelconque taux d’intérêt..
Malheureusement, si les avantages de tels système son indéniables, ils ont un ennemi de poids la bourgeoisie qui tiens, ou croit tenir, le pouvoir et qui tient effectivement les médias et l’information par voie de conséquence quoi qu’il en disent.
iLe BANCOR est une thèse de Schumacher complétée par Keynes, notamment pour l’acronyme. ref: http://www.cui-zy.cn/Recommended/%E6%AC%A1%E8%B4%B7/SchumacherClearingKeynes.pdf
iiLe terme collectivité est utilisé au lieu de celui attendu d’Etat. Cette substitution à un sens tant que chacun ne pourra pas dire : l’Etat c’est moi (aussi).
iiiÉPISTÉMOL. Conception théorique dominante ayant cours à une certaine époque dans une communauté scientifique donnée, qui fonde les types d'explication envisageables, et les types de faits à découvrir dans une science donnée. Changement de paradigme (CNRTL)
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). C'est une forme de rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec celles d'un autre paradigme et qui, le cas échéant, peuvent aussi faire obstacle à l’introduction de nouvelles solutions mieux adaptées. (Wikipédia)
ivPar socio-écologique, il faut entendre: société humaine en symbiose (durable) avec son écosystème.
vMonde diplomatique février 2011 et http://blog.mondediplo.net/2010-03-12-Il-faut-fermer-la-Bourse
vihttp://www.elcorreo.eu.org/Un-instrument-monetaire-le-SUCRE
viiBernard Manin, principe du gouvernement représentatif
Journaliste au Monde diplomatique, cofondateur du mouvement ATTAC, http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Cassen
ixMicheal Albert http://endehors.net/news/michael-albert-apres-le-capitalisme-elements-d-economie-participaliste, http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article1245
xLe Monde diplomatique février 2012